A L’ECOUTE DU TEMPS
Ecoute mon âme le vent de l’automne
le printemps et l’été se sont achevés,
les beaux jours ont fait place au temps monotone
ce temps qui m’a peu à peu égaré.
Je me souviens des raisins murs et des saisons sereines,
les vendanges s’achevaient toujours dans la liesse
en savourant le premier moût de notre domaine,
c’était le temps, ha ce temps ? de mon insouciante jeunesse.
Avec le temps, même le Vésuve a perdu son panache
le temps, oui ce temps ?… qui éteint les plus féroces rages,
c’est lui qui décide et achève sa tache
emprisonnant le destin dans son impitoyable cage.
Le béton a pris place de ma verte campagne
laissant mon cœur consumer ses plus ardentes flammes.
Je ne boirais plus le vin que me donnait ma compagne
car loin d’elle le temps a étouffé les sanglots de mon âme.
La lampe à pétrole qui avait éclairé mon enfance
A fait place aux progrès d’un monde sans cœur.
Les dessins à la main de mon adolescence
sont maintenant exécutés par les ordinateurs.
Tel la goutte d’eau use peu à peu la pierre,
le temps a émoussé mes sentiments,
loin de ce qui fut mon attachante terre,
je rêve souvent du temps ou je n’étais qu’un enfant.
Humbert Vincent RUSSO. 01 - 07
Méditations poétiques ( homo sum : humani nihil a me alienum puto )
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CREPUSCLE A TAKELSA
Du haut de la colline
je regarde le soleil qui décline,
il sombre à l’horizon
allongeant les ombres sur le gazon.
La mer au loin s’empourpre
de douces couleurs de souffre
et j’imagine clapoter les flots
le long des coques des bateaux.
Je m’assoupis sous la tonnelle
en regardant une hirondelle
qui s’apprête à regagner son nid
sous les tuiles de l’appentis.
L’air qui rafraîchit
apaise tous les bruits,
je ferme mes paupières lentement…
la nature s’endort silencieusement.
Humbert Vincent RUSSO le 22 / 01 / 04
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Les pâquerettes de TAKELSA
Petites fleurs de la résurrection,
vous annonciez le doux printemps
chassant l’hiver qui s’effaçait lentement.
L’odeur de vos pistils
enivre encore mes narines.
Je me souviens de ce passé,
Quand petit enfant
vous jonchiez les champs
le long du chemin qui me conduisait
à notre école ensoleillée.
Senteur que je ressens
quand la nostalgie me prend.
Mélancolique sentiment
qui surgit de ces doux moments
de mon enfance à TAKELSA.
Humbert Vincent RUSSO
02 / 05 / 1999
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L’isolement
Souvent dans la quiétude du silence
Je me bats avec mes pensées.
Mon cœur a vieillit dans l’errance
prisonnier des rivages de ce pays où je suis né.
Ces tableaux rendent mon âme extravagante,
ils hantent mes rêves dans les nuits,
je les vois comme des ombres errantes
qui me poursuivent, me rattrapent et puis s’enfuient.
Je me revois sur la mer aux vagues écumantes
qui embrumaient mon visage de sel marin
quand l’étrave fendait les lames menaçantes
que le vent soulevait en gerbes de satin.
Je recherche en vain les visages de certains camarades,
nous étions sans âge sur ce bateau et si fougueux.
Je vous revois dans la joie quittant cette rade,
malgré l’orage qui nous avait rendu soucieux.
Nous étions resté peu de temps au mouillage
car la houle harcelait la petite anse mal abritée
où nous ne pûmes établir un ancrage
car nous dûmes venir en aide d’un bateau avarié.
En quittant l’île je fis mettre pour ce motif
le cap sur Hurle-Vent, ce clicher fut pris à ce moment,
Gilbert notre photographe fixa sur moi l’objectif
de cet instant magique qui restera gravé dans le temps.
Humbert Vincent R U S S O janvier 2006
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SOLEIL COUCHANT A TAKELSA
J’aimais les crépuscules quand au soir
les oiseaux venaient se poser sur le vieux pressoir
puis, en groupes s’en allaient nicher dans les feuillages
dès que la brume s’allongeait sous le soleil couchant
dans un ciel encore d’un bleu resplendissant
qui annonçait un lendemain serein et sans nuage.
Au loin sur le golfe, la mer qui scintillait
de mille reflets tel à un miroir argentés
éclairaient d’une intense lueur mon visage
qu’un frêle zéphyr caressait légèrement
alors que mon regard se promenait lentement
sur un pittoresque et rougeoyant paysage.
L’ombre qui accentuait les aspérités des murs
imprimait les façades de contrastes clairs obscurs
en les estompant d’une légère teinte rosâtre ;
le soleil incandescent qui sombrait sur l’horizon
irradiait les montagnes comme une coulée de lave en fusion
incendiant le ciel d’une intense couleur rougeâtre.
Je regardais ébahi ce spectacle de la nature
que seul l’Eternel sait peindre de sa divine peinture ;
je m’interrogeais déjà en parcourant le domaine
que deviendrai-je sans ce lambeau de terre
quand l’éxil m’obligera à vivre près de Nanterre,
loin, si loin de mon attachante et fertile plaine.
Aujourd’hui mes rêves me font revivre ces mirages
qui sur ma chair ne restent que quelques tatouages ;
ainsi du fond de ma mémoire je revois ce soleil couchant
peignant la péninsule de ses pompéiennes couleurs
qui resteront à jamais gravées dans mon cœur.
Un soupire m’échappe maintenant en regardant un soleil couchant.
Humbert Vincent R U S S O le 10 mars 2004
Soleil couchant à TAKELSA
Méditations poétiques
